Et quand tout s'en va, qu'ai-je à perdre?

Et quand tout s'en va, qu'ai-je à perdre?
Je suis là. Ca fait longtemps, certes mais je suis toujours présente.

Comment expliquer ce qe je ressens pour cette personne. Elle est spéciale à mes yeux, aux yeux de beaucoup je crois. C'est la seule personne qui a une réelle influence. Une seule phrase, un seul conseil, tout ça me ferait bien plus changer et apprendre que la pire connerie que je pourrai faire. J'aimerai lui ressembler, être son double, ou même la personne dont il aurait besoin. J'avais tout pour être comme lui, j'ai tout pour être comme lui, et je suis si différente. Je sens que je l'aime, chose inexistante auparavant, et ça fait peur parce que je sais que je ne compte pas vraiment pour lui. Je suis là parce que la nature m'a crée, on fait avec, on s'adapte. C'est ça le pire c'est que je m'adapte à lui, j'apprend à le connaître mais lui ne veut pas la même chose. Et soudain on se sent seul.

L'enfance est loin. C'est ma plus grande tristesse. Juste un instant, je ferme les yeux et me cale au creux de la hanche de la mère. La chaleur maternelle m'envahit et je m'endors, en position foetus. Elle me caresse les cheveux et je sens que l'on m'observe avec tendresse. Doucement je me réveille, souriant de bien être. J'ouvre les yeux tout doucement, la lumière m'éblouit seulement une seconde. Je regarde autour de moi, je me rends compte qu'il fait froid. Des gens dorment tout autour de moi. Ca sent la transpiration, les effluves d'alcool, le tabac froid, le vomi. Je me lève, frisonne et perd l'équilibre. Je tente de ne pas écraser les loques amoncellées sur le sol. Certains sont nus, d'autres ont des dessins douteux sur le visage. J'ai mal au crane. Mal au ventre. La nausée. Des vertiges. Perdu mon sac. Perdu ma veste, mon portable, mes lunettes. Mon briquet, ma chaussure droite. Ma mère.


U
n petit chat a rejoint la maison: Bibop. Il est gris blanc et a des oreilles très étranges, comme des cornes de diable. Il est adorable et ce n'est pas ceux qui l'ont vu qui diront le contraire. Il se plait à léchouiller tout le monde. Il se plait avec tout le monde. Il veut sortir dehors et découvrir le monde. Il a la facheuse habitude de prendre les humains pour des arbres marchants et n'hésite pas à nous sauter dessus, toutes griffes dehors, au moment le plus inattendu. Ma mère s'apprétait à aller se doucher et ce mongol lui a sauté dessus. Elle gardera des séquelles à vie de ce moment (si si). Enfin bon il m'fait bien marrer ce petit crétin :D

P
ourquoi courent-ils tous? Ils tentent de rattraper le temps perdu. Ils tentent de réveiller un mort, d'arroser une plante déjà fanée, de retrouver leur chat dans l'immensité du monde. On se perd à chercher le temps égaré. Il n'est plus là. Cet instant, celui où on devrait être ailleurs, il se trouve dans un temps passé alors pourquoi tenter de revenir là où personne n'est jamais allé? les gens sont crédules. Alors il suffit de courir, de suer, de stresser pour être quelqu'un de civilisé? Le temps. Je ne le comprend pas, je ne veux pas le comprendre de toute manière. Je le rejette, je ne veux pas l'accepter. Ce n'est qu'une bétise. On découpe l'infini, on lit l'ilisible. La vie ne peut être aussi triste: tranchée, cisaillée, partagée en parties. On ne prend plus le temps. On ne se dit plus que l'on s'aime parce qu'on juge que ça ne fait pas assez longtemps que l'on se connait. On prend le temps de faire un diner en famille mais on n'essaye pas de se donner une marque d'affection constante. Connard de temps, tu sers à rien, tu peux aller crever, je me débrouillerai très bien sans toi. Et là il est tard et je suis censée être couchée. Parce que demain je dois me lever tôt. Va mourir salaud. Tu tues des gens sous ton poids. On se tue à la tâche pour te vaincre, te dépasser. Enfin eux, j'ai décidé de t'ignorer. Elle n'a pas assez de temps, ça l'attriste. Elle n'est plus heureuse par ta faute alors va-t-en.

C
e sentiment. Tu planes. Tu n'as pas bu, ni fumé. Ton corps n'a aucune substance étrangère. Non tout ça c'est ton corp qui te le donne. Tu es défoncé, ouais. Complètement déchiré, l'envie de sauter partout, de rire à jamais, d'aimer tout le monde comme personne. Ouais tu as pris la meilleure des drogues. Tout est gratuit, rien à payer. Tu voudrais ne jamais t'arrêter, te défoncer à ça tous les jours, ne plus avoir ton cul vissé sur une chaise à longueur de temps. Tu as goûté la meilleure des drogues, ça va être dur de s'en décrocher désormais. C'est comme une fête, des gens sympas, tous défoncés, comme toi. Chaque jour il faudrait qu'on nous permette de se droguer à ça. Notre corps en a bien plus besoin que m(x)+p. Tu aimes ça plus que tout.

She likes him. Plus rien à perdre. Regarder franchement les gens. Ne plus rien cacher à personne. Toujours plus. Essayer de ne pas lui gueuler après. Ne plus la faire souffrir. Tuer sa prof de musique. Ecrire une composition. Acheter un paquet de tampons. Aller se coucher.

Musique du moment>>> Bang Gang

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 19:49

Le plaisir de te regarder n'a d'égale que la caresse de ton souffle sur ma peau.

Le plaisir de te regarder n'a d'égale que la caresse de ton souffle sur ma peau.
Bien le bonjour. Aujourd'hui c'était la rentrée pour certains. Pour d'autres ce n'est que la veille. Et puis il y en a qui n'ont plus de rentrée. Après une nuit agitée mais où, pour une fois, le sommeil n'a pas été dur à trouver, je me suis réveillée. De bonne humeur, avec la pêche parce que bien que je ne pourrais plus me lever comme à mon habitude, la rentrée est tout de même un jour particulier.

On ne se connait pas encore, des étrangers nous ont mis ensemble, pour une année entière. Personne ne se connait mais bientôt je sais que l'on se parlera, rira. Mais pas pour l'instant, attendons un peu, laissons le plaisir durer, celui de s'observer en silence, de se faire des timides sourires, de se demander si oui ou non ces deux là sont déjà sortis ensembles. On ne dit rien, à part à ceux que l'on connait déjà. On a plaisir à s'observer, ces visages nouveaux que bientôt nous détesterons, juste parce qu'ils seront l'image de notre routine. J'aime la rentrée pour toutes ces petites choses. Le plaisir du renouveau, celui de la découverte de chacun, même la paperasse à remplir, je l'aime. Mais je sais très bien que dans un mois j'aimerais retrouver les longues nuits d'étés, les soirées entre amis où l'on ne regarde pas l'heure. Et je sais qu'encore je me retrouverai face au dégoût de moi même car je connaitrai les autres. J'ai pas envie de tout ça, je veux juste prolonger cet instant et détruire le suivant.

Bon bah voilà c'était une petite introduction à la rentrée. On retrouve des anciens: Paul, Daphné, Marylou, Laurène, Marie, Jordan, Charlotte et Pauline. C'est tout ce qu'il reste de la seconde six à bien y penser. Tous les autres sont parties, ailleurs forcèment. On a un bon emploi du temps. J'ai hâte que les TPE soient finis pour pouvoir sortir à quinze heures tous les jeudis. Bavez! Sinon la classe est encore une fois bourrée de filles. La classe, je ne vais rien dire dessus mais j'avoue avoir déjà repéré des gens qui m'plaisaient pas et d'autres qu'avaient l'air cool. Et puis y'a une allemande et un américain. Et j'suis trop contente, je vais pouvoir assouvir ma soif d'allemand. Niark! Cette année va être spéciale, j'le sens bien. Deux voyages se préparent, même trois voire quatre. Mais le dernier serait avec mon père et mon frère alors j'aimerais mieux ne pas le faire. Je vais essayer de trouver un boulot pour ne pas avoir à subir cette torture.

Les vacances sont finies et j'aurais bien profité. Merci à tous.

Je continue mon régime. J'ai un peu moins de deux kilos à perdre pour atteindre mon objectif. Ensuite je verrais si je poursuis, mais je pense être comme je le veux à ce moment là. J'aurais douillé en tout cas pour arriver à ce point là. J'aurais sué comme jamais, je me serais privée comme pas permi, j'aurais stressée à m'en tordre l'estomac, mais le résultat c'est là et il faut avouer que c'est jouissif.

Je suis jeune, beaucoup de choses m'échappent encore. Je suis nulle en relation humaine ça c'est pas une nouvelle. J'ai des amis à qui je tiens énormèment et ça fait longtemps que j'ai pas eu une déception sentimentale. J'veux pas que ça recommence, surtout pas venant d'elle. Je tiens trop à elle. C'est une des rares personnes que je ne veux pas perdre. Et pourtant je sens bien que ça se dégrade. Une seule journée c'est ce qu'il a suffit pour prendre conscience que c'était plus la même chose. Et merde je l'aime. J'voudrais tellement qu'elle voit quelqu'un d'autre. N'importe qui, une junkie, une anna, un travelo, un gros, une binoclarde à boutons, un facho. N'importe qui mais quelqu'un d'autre que cette pute. Elle mérite beaucoup mieux. Et puis l'adrénaline qu'elle ressent lorsqu'elle est avec elle n'est rien comparé à tout ce qu'il y a ailleurs qu'à ses côtés. En ce moment je ne désire qu'une chose c'est que cette putain de grosse vache crève mais celle que j'aime serait putain triste et je veux pas ça. Alors faisons comme si elles n'existaient pas et n'avaient jamais existé. Oublions nos peines, ignorons tout, pour l'instant. C'est le seul truc que l'on peut faire contre l'amour.

Musique du moment>>> Kanye West

# Posté le mercredi 02 septembre 2009 14:14

La loi du silence.

La loi du silence.
Yop !

Toujours en vacances. J'ai fait quelques trucs, vu quelques gens. Il manque toujours Cécile et Léo. Mais je revois cette dernière très bientôt. En fait le plus gros de mes vacances s'annoncent pour le mois d'août. Une semaine à Montpellier, avec Paul. Et une semaine avec mon évaporée au camping. Après j'ai quelques trucs prévus. Dans les événements qui arrivent, il y a la semaine couture chez Daphné, demain plus précisément.

Pourquoi on passe son temps à parler? Je ne comprends pas. Je n'ai rien à lui dire, il n'a rien à me raconter, nous n'avons rien à partager. Alors pourquoi il s'entête à tenter une discussion entre guillemets car ça tourne toujours à la prise de tête avec lui? Il faut arrêter. La communication n'est pas la civilisation. La civilisation n'existe pas de toute manière. On cherche par tous les moyens à être des hommes civilisés. En achetant des objets inutiles, comme un mixeur spécial bananes, en se disant contre la violence mais en gueulant haut et fort contre le mec qui vient de vous pousser accidentellement dans la rue, en se mariant alors qu'on va baiser sa femme de ménage au bout de six ans de vie commune, en se disant féministe alors que tout ce qui nous intéresse c'est la baiser parce que c'est dans l'humain, c'est dans les pulsions humaines, celles que nous avons depuis la préhistoire. Nous n'avons pas évolué, nous ne sommes rien. On bouffe comme des porcs, enfin non on bouffe tout court, on boit comme un trou, l'ivresse existe depuis longtemps, on fanfaronne toujours auprès des personnes du sexe opposé, on est cons, tout simplement. Arrêtons de nous leurrer, nous ne valons pas plus qu'une autre espèce animale. Et depuis quand parlons nous de progrès? C'est quoi le progrès? Léguer toutes les tâches chiantes de la vie à des machines? Ne plus avoir à faire un seul mouvement, vivre dans une boîte remplie de technologies toujours plus poussées? Je ne dis pas être différente, je suis au contraire tout ce qu'il y a de plus banale, seuls les gens qui m'aiment diront le contraire. Je suis comme tout le monde, une putain de victime de cette société de consommation. J'aimerais qu'il en soit autrement mais je n'y puis rien. Je suis jeune, non persuasive donc, pas forcément un canon, une intellectuelle loin de là, une grande discoureuse encore moins. Nan vraiment je ne suis rien. Tout ce que je sais faire c'est écrire sur mon blog où seuls quelques pèlerins passent. Je les remercie d'ailleurs. J'aimerais changer le monde mais je ne suis personne.

Ç
a vous arrive, de ne plus avoir envie de parler. Vous n'avez rien à dire tout simplement. Et puis vous ne savez même pas pourquoi ça vous fatigue. Écouter les gens vous suffit, regarder leurs comportements, leurs regards. Vous n'avez pas besoin de parler tout simplement. Rares sont les personnes avec qui vous avez envie de partager. Ou bien rares sont les journées où vous avez la tchatche. Mais ça arrive, de temps en temps, rarement. Et quand ça vous arrive, vous avez la pèche, mais personne autour de vous ne l'a et vous finissez par perdre petit à petit votre bonne humeur et parler à des quasi-inconnus. Il y en a des sympa, faut pas croire. Ça m'arrive tout le temps, ne m'en voulez pas. Je suis bien à être présente, à vous écouter. Mais moi je ne dis rien, je suis juste là.

Y'a des souvenirs qui sont ainsi. A y repenser, elle se sent mal, elle a l'impression d'être sale, salie plutôt. Elle désire en parler, plus que tout, bien sûr. Mais elle ne peut, une barrière invisible l'en empêche. Et ces clins d'½il, ces mains, cette bouche, cette odeur. Elle aimerait oublier la peur qui s'emparait de son pauvre corps fragile lorsqu'il était là, dans sa tête ou ailleurs. Elle l'a toujours, elle ne veut plus le voir c'est une chose certaine. Elle aimerait oublier qu'elle avait été l'objet de désir de cet homme là.

Une nouvelle année va arriver. Je garde mon blog, c'est obligé. Je pense que je n'ai plus à changer désormais. Ma vision du monde a piètrement changé depuis le début de ce blog. J'ai seulement agrandi mes horizons. Mais rien n'a changé, je suis toujours là. Et l'année prochaine je ne serais pas différente. Enfin si parce que je ne penserais pas à lui [Être obsédée par une seule personne ou comment foirer une année entière] ou moins qu'avant, c'est certain. Et puis ce sera une nouvelle classe, où je connaitrai la moitié de la classe en passant. Des nouveaux profs. Un emploi du temps qui ne pourra pas, je l'espère, être pire que l'année précédente. Des nouvelles rencontres. Des nouvelles amitiés j'aimerais. Je ne sais pas ce qui m'attend si ce n'est une tournée en Allemagne avec la chorale et ça c'est cool. Peut être que l'on va se revoir? Je veux que cette année soit mémorable. Mais cette année sera similaire aux autres, avec le quasi-constant espoir d'avoir un mec qui se termine toujours par un échec. J'comprends pas mon problème vraiment. Fin' bref.

Mélodie du vent, mélancolie du temps, laisse-toi me bercer, mes lèvres te baiser.

Je veux vivre en Finlande.

Musique du moment>>> Cake

# Posté le dimanche 26 juillet 2009 17:51

Destruction de tous les systèmes auditifs valides.

Aujourd'hui nous sommes le lundi treize juillet. Je n'ai plus aucune notion du temps et j'ai du mal à me dire que déjà un quart des vacances est passé. Tout va trop vite et moi, je stagne. Le temps n'est plus qu'une notion abstraite. A vrai dire il n'existe que pour ceux qui y pensent. A mes yeux il n'existe pas. Je dormirai lorsque mes forces m'abandonneront, je mangerai lorsque j'en ressentirai le besoin, je partirai lorsque je me sentirai mal en un endroit. Je ne suivrai pas, ce que j'appelle, la dictature du réveil. Ce petit objet minable et pas franchement admirable, cet être dur et sans c½ur qui nous arrache aux plus beaux rêves, qui nous enfonce un poignard dans le ventre quand il nous rappelle qu'il est temps de quitter l'être aimé, qui se marre en nous voyant nous dépêcher pour rattraper ses petites aiguilles qu'il laisse tranquillement tourner. Cette petite chose posée sur la table de nuit, par terre ou ailleurs. Bah moi je l'encule.

Ça va faire longtemps que je n'ai pas eu cette envie. De pianoter sur les touches de mon ordinateur, il ne me manquait point. Pourtant il s'en est passé des choses pendant ces deux mois et demi. Il s'est passé tellement de trucs que je peine à m'y retrouver et à assembler les souvenirs. Je vais sûrement en oublier. Tant pis. Je parlerai forcément des trucs inoubliables.

Je suis partie en Allemagne. Je ne sais pas vraiment quoi dire dessus. J'ai aimé, j'en suis sûre. Mais ça reste néanmoins un souvenir étrange. J'étais quelque peu larguée au niveau de la langue évidemment mais au grand étonnement de tous, j'ai réussi à me faire comprendre des allemands vers la fin de la semaine. Pendant l'été je vais me mettre sérieusement à apprendre. En tout cas ma correspondante, appelons là Anne puisque c'est son prénom, aura fait des progrès énormes, progrès qui ne vont cesser puisque qu'elle va passer trois semaines en France. Anne justement. J'appréhendais, ça c'est certain. Et puis quand on est arrivés à l'aéroport je cherchais partout. Je ne savais pas comment elle était, elle non plus ne savait pas à quoi je ressemblais. Et puis mes yeux sont tombés sur cette pancarte "Wilkommen in Deutschland Marianne und Chloé". J'ai vu son sourire et tout de suite j'ai kiffé. J'ai su que ce serait pas du tout comme en Italie. Dans la voiture elle parlait, chez elle nous avons parlé et elle nous proposait de faire des choses. Elle ne m'a pas laissé. Et plus ça allait et moins on faisait de trucs. Moins on parlait. Et puis pendant tout le séjour c'était comme ça. Une ignorance totale de ma personne et puis parfois, des grandes discussions, des fou rires, des sourires après avoir parlé parce qu'on sentait que ça allait entre nous deux. Mais le lendemain c'était comme s'il n'y avait rien eu. Et pourtant je sens qu'elle m'aime bien, qu'elle ne me déteste pas et qu'elle a envie que nous nous entendions bien. C'était assez déconcertant. Mais rien que le fait d'être en Allemagne, de n'avoir d'autres choix que de parler la langue du pays. Tout ça, ça a de quoi vous foutre de bonne humeur. Si je pouvais y retourner je n'hésiterai pas, assurément. Et puis bien sûr, ma plus grande surprise, ça a été Chloé. J'aurai pas pensé que ça aurait été aussi sympa de passer deux semaines avec elle.

Retour d'Allemagne. Je vais revoir ma Léo. Je descends du train, luttant avec ma valise de plus de vingt kilos, remplie de bonbons et souvenirs pour tout le monde. Et je vois ma mère et Léo. Ah et POITIERS. Toujours aussi moche mais qu'est-ce que ça m'avait manqué. Je vais enfin retrouver mes repères, ma ville, ma chambre. Et puis Léo qui me fait son big smile comme elle sait si bien le faire. Ah trop heureuse. Le lendemain c'est fête de la musique.

J
e sais plus bien comment ça se déroule. Et encore je n'avais pas bu à ce moment là. Lison arrive, encore une fois trop heureuse. On se prépare. Ou plutôt je me dépêche de me préparer. J'oublie la moitié de mes affaires, mais pas la bouteille de téquila. Ma mère nous emmène à la passerelle, nous faisons le reste à pied. Je me sens bien. Nous rejoignons Marine. Je me souviens m'être fait un peu chier un petit moment mais j'étais avec les gens que j'aime alors le reste m'importe peu. Marine m'offre mon cadeau: un tirage photo de moi. Trop contente. Et puis on a été place du Marché, que je ne supporte pas mais où il y avait les meilleurs groupes. Ouais parce que la country et les fanfares ça va deux secondes hein! Et puis on a voulu voir Louis Paul. Il parle tout le temps de son groupe, fallait bien qu'on voit. Sauf que le micro marchait pas. Donc on a vu un autre groupe où Thomas Ross jouait de la guitare. J'ai flippé mais en fait il jouait juste de la guitare donc ça a été. Et le chanteur déchirait trop! Et le bassiste aussi. Enfin bref c'était un bon groupe contrairement à ce qu'on avait pu voir au concert du lycée. Et puis on avait commencé à boire mais j'allais bien donc je continuais. Et finalement on a vu le groupe de Louis Paul et sérieux, ben, c'est bien, à part quand l'autre gars chante. Ça, ça craignait du boudin. Et après je sais plus très bien. On a commencé à faire nos mélanges. Et Sarah, Coralie et Vanessa sont arrivées. Franchement, des filles adorables, avec qui je suis contente d'avoir passé un peu de temps. Vanessa était bourrée avec moi, c'était cool. Ah oui et on a pris un kebab. On dirait pas comme ça mais c'est important pour la suite. Je commençais à être un peu pompette mais je le sentais pas vraiment venir, alors je continuais à boire. Et j'ai mis des collants. Ca aussi, on dirait pas mais c'est important. Et puis bah ça a commencé à devenir trouble. On a été dansé avec les filles. Je me suis rétamée par terre et bizarrement ça me faisait plus rire qu'autre chose. Je voulais plus me relever. Je crois bien en fait que j'en étais plus capable. On a dansé. Si mes souvenirs sont bons, très mal. Et puis vraiment là je peine. Je sais plus bien. Je crois qu'entre temps Paul était arrivé. Et j'ai commencé à parler à plein de gens, à demander des clopes à tout le monde, à faire des câlins à des filles quasiment inconnues. J'ai reçu plein de bisous et câlins aussi. J'étais complètement euphorique, je parlais à tout le monde. Et je m'endormais sur place aussi. C'est comme ça que j'ai rencontré Jérémy avec qui j'ai tenté de parler mais je m'endormais tout le temps alors Marine a pris le relai et finalement Léo lui a raconté sa vie. Et Vanessa et Coralie sont parties sans même que je ne m'en rende compte. Et Lison avec qui je n'ai pas du tout été. Je suis vraiment désolée de ne pas avoir été plus présente. Ah oui et j'ai dit à tout le monde que je les aimais. Enfin à ceux que j'aimais bien sûr. Et puis je disais à tout le monde que je buvais pas d'alcool que je buvais que des boissons genre jus d'orange, ice tea. Et ça me revient j'ai passé un petit moment avec Lison. Pour aller aux chiottes. Et une fille m'a demandé si je rentrais en voiture et puis on lui a dit notre âge. Enfin voilà. Y'a eu plein de trucs. Et ce qui devait arriver arriva: j'ai vomi mon kebab. Et Marine m'a emmené décuver après et c'était horrible je hurlais je crois bien. Je voulais être assise à dormir et elle, elle me faisait faire le tour du centre ville. Et je répétais tout le temps que j'étais à poil. Ouais parce que vu que j'étais en retard avant de partir, j'ai oublié de prendre un jean. Enfin voilà. Je me souviens d'autres trucs quand même, mais j'ai une flemme monumentale de tout dire. C'était une soirée ENORME mais que je regrette d'avoir passé avec autant d'alcool dans le sang. Surtout que le lendemain j'ai eu ma première gueule de bois et j'ai eu l'impression de mourir. Plus jamais ça, je le jure solennellement devant les ô combien nombreuses personnes passantes sur mon blog.

Et puis c'est comme si j'étais tombée sur toi. Je me suis relevée, peinant. J'ai vu tes yeux dans la nuit noire, rien d'autre. Je t'ai souris, me suis excusée, ai tenté d'aligner deux mots pour justifier ma présence. Tu m'as parlé, dis pas mal de choses, j'ai tout oublié. J'ai vu tes yeux, je m'en souviens encore. Et puis j'étais complètement impuissante, comme si j'avais un bâillon sur la bouche. Je ne pouvais parler. On a parlé à ma place, j'ai continué de t'observer avant de m'endormir. Lorsque je me suis réveillée, tu étais toujours à mes côtés. Je devais avoir une tête de folle et tu restais là. J'ai comme une envie de te revoir parce qu'il faut que je sache si tes yeux sont aussi beaux que lorsque tu me regardais l'autre jour.


Suite des événements. Les Festiv'étés bien évidemment. Ça s'annonçait bien. Ce fut merveilleux. Rencontré v'la le people. Je n'aime pas envie de m'évertuer à parler de ça. Mais une chose est sûre: l'année prochaine ne se fera pas sans nous.

Et ça sentait l'amour à plein nez. Partout les gens aimaient. Son prochain, ses enfants, ses amies, sa femme, sa mère, son petit cousin, son chien. Chacun transpirait l'humanité. Ça se voyait, chacun avait ses problèmes, tous avait déjà pensé au suicide, une bonne partie se droguait, la totalité buvait. Mais tous était là, ensemble, pour partager un moment d'intense bonheur. Aucun fouteur de merde. Quand bien même ces derniers feraient leur apparition ils en ressortiraient baignant de félicité. Ce n'était qu'un amas de personnes venues pour aimer ensembles. J'ai embrassé, mal, mais j'ai aimé moi aussi. Je voudrais que le monde soit amour, comme pendant ces deux jours. Que pour une fois chacun embrasse son voisin. Qu'il soit gay, qu'il vote LePen, qu'elle ait quatre vingt berges, qu'il regarde des pornos quand sa femme n'est pas là, qu'elle passe son temps à parler à son chien, qu'il ne se lave que quand il a une douche, c'est à dire jamais, qu'elle écoute du Jacques Brel, qu'il regarde Euro Sport dix heures ar jour, qu'elle aime peindre des petits enfants se faisant violer, qu'il achète le journal mais ne le lise jamais. Ce pourrait être ton pire ennemi, la personne qui te répugne comme jamais. Mais aime le.

Chaque année une personne merveilleuse apparait dans ma vie. C'est la même chose chaque année. Cinquième, Léo. Quatrième, Cécile. Troisième, Floriane. Seconde, Marine. Merci d'être là.

Je n'ai plus la force d'écrire. J'arrête. Peut être plus tard. Sûrement un autre blog s'annonce.

Musique du moment>>> Kid Loco
Destruction de tous les systèmes auditifs valides.

# Posté le lundi 13 juillet 2009 14:27

Modifié le lundi 13 juillet 2009 15:57

Une légère odeur de résurrection dans l'air.

Une légère odeur de résurrection dans l'air.
Nous sommes le dimanche 26 Avril. Il est trois heures et vingt deux minutes. Dehors il fait nuit. Je suis dans une Renault Clio rouge. Alors que je suis prise d'une envie soudaine d'écrire, les essuies glaces continuent de couiner en frottant contre le pare-brise. Merci les ordis portables, sans vous j'aurais été avec mon carnet et mon petit stylo à tenter d'aligner deux mots en éclairant toutes les trente secondes avec mon portable, voir si je n'avais pas trop mal écrit. La voiture part en destination de Poitiers. Je reviens de loin, de Corse. Vous ne pouvez imaginer un endroit aussi magnifique. Des paysages grandioses à perte de vue, des plages de sable fin poussent là bas comme les crottes de chiens à Poitiers. Et par dessus tout il fait beau. J'ai cramé, j'ai brulé, j'ai jouit de cette chaleur qui me transformait en rôti vivant. J'ai fait une intolérance au soleil aussi. Ou du moins, c'est le moins pire que je me souhaite car je pourrais très bien faire une allergie au soleil, ce serait plus embêtant. Enfin bon du moment que je reste à Poitiers, je ne risque pas de refaire de crises. Avec mon père et mon frère ça a été plutôt horrible mais on fait avec. Je vais tenter d'expliquer à mon père que je n'ai pas ce besoin de partir pour être heureuse. Je n'ai pas besoin de polluer la planète avec la voiture et le bateau. Je n'ai pas besoin de consommer autant, de résister à l'image du touriste. Je suis bien à Poitiers, pas besoin de dépenser du fric à partir si loin pour assouvir des désirs de riche refoulé qui ne sont pas les miens. Ça va être dur de le convaincre, de le convaincre sans le vexer, de le faire tout arrêter. Chaque année c'est la même chose, le même supplice, la même redoute de ce moment si peu attendu. Suis-je pourrie gâtée au point de refuser un luxe que beaucoup m'envierait? Peut être, mais à qui la faute? Aussi bien que Marie Antoinette recherchait les plaisirs simples de la campagne et de la vie de paysan, je recherche une vie paisible où je ne consommerais pas autant que mon budget me le permet. "L'argent est fait pour être dépensé" Et après il gueule contre cette putain de société de consommation.

Le serveur amena une assiette de moules, dégoulinantes d'huile et sentant la mer à plein nez. Tu fis un grand sourire montrant tes os cariés par manque d'hygiène "Ça a l'air bon." Je grimace un sourire, éc½urée. Tes doigts piochent dans la platée, saisissant une coque et la portant à ta bouche. Tu aspires, de même que ces machines servant à laver le sol, gobant le mollusque orangé et buvant le jus d'huile et de gras. Tes gros doigts brillent déjà de la saleté avec laquelle tu manges. Tu te les fourres dans la bouche, un par un, les léchant avec des bruits de suçons particulièrement immondes, dédaignant la serviette de tissu propre se trouvant à tes côtés. Et ce manège recommence. Une moule s'égare sur tes lèvres suintantes, tu l'aspires, sans répit. Tu me proposes de goûter, je refuse. Je refuse car je sais que la main qui me tend cette moule transpirante de gras a été se loger, deux secondes auparavant, au fond de ta narine gauche.

Il s'est passé pas mal de choses depuis le dernier article. Tout d'abord, comme gros événement, il y a eu la fête de Zo. Ah la fête de Zo, alala. Les gens présents seront plus aptes sûrement à témoigner mais peu importe, on va tenter, au point où j'en suis. Alors ça a commencé tranquillou avec Bobby le Papa des Poissons, puis avec Fred Abrashkov (Paul, ou quelqu'un d'autre, aide moi pour l'orthographe de son nom!). Bon ici, c'était Monster Munch oblige, ou plutôt on a été voir les hirondelles quoi. Plus ça va et plus je me rends compte à quel point ta beuh est dégueu Popilou! Ne te vexe pas surtout mais c'est ainsi. Mais ça va changer! Bientôt! Hum hum, je m'égare. Paul n'a pas arrêté de prendre un max de photos inutiles. Sauf que sur ces photos, il y a un max de photos de moi! Mais des photos immondes où je souris, mais tordu. Enfin passons cette anecdote de ma vie de fille ridicule. Ensuite on a vu Camille, Jo' et Maryline. Maryline avait acheté des feuilles à rouler à la fraise qui sentaient particulièrement bon. Et puis vu qu'on avait plus de beuh, on a mis les branchages et ça perçait les feuilles! Haha. J'en étais à mon premier verre de vin blanc. Juste avant j'avais pris des tapas (c'était bien ça?) et j'ai galéré comme une folle à le manger. A la fin ma jupe verte était transformée en jupe camouflage. Honte à moi. Puis j'ai été remplir mon verre que j'avais fini. On s'est posés au coin du feu il me semble. Ma mémoire, en oubliant l'alcool, est particulièrement défaillante. J'ai de nouveau été remplir mon verre. Au coin du feu il y avait un max de gens que je ne connaissais pas. Et il y avait un gars qui avait une bouteille et je lui fais, en criant, bien évidemment: "Hé c'est quoi ça? C'est du Pastis!" Il me montre la bouteille, du Ricard, il m'en propose, je refuse parce que j'ai déjà pas mal bu. Je regrette encore de ne pas en avoir pris. Je retourne remplir mon verre. Je ne sais combien de cigarettes j'ai roulé ce soir là mais je me souviens que je ne les avais pas finies, je les écrasais déjà en criant "Mais quelle conne! J'voulais fumer!" Je me souviens que je voulais monter sur les genoux de Maryline qui était assise sur un fauteuil roulant. Et elle avait trop peur que je lui quiche dessus, donc elle me le laisse. Et après, je sais plus qui, veut m'emmener faire un tour avec ce machin. Et moi je hurle parce que je sens que je suis pas dans mon état normal. En fait je sais pas pourquoi je hurle. Je me souviens que je voulais taper Paul et que je tapais dans le vide, comme une grosse merde. Et je me souviens d'avoir tapé Maryline. Mais je ne me souvenais pas qu'elle m'avait frappé également. J'ai appris récemment que j'avais pris des prospectus des mains de Léonie et que je ne voulais pas lui rendre. Hihihi. Et quand Jo et Maryline sont parties j'les ai rappelées en leur disant que je les aimais et tout. Et après ma mère est venue, je marchais pas droit, je disais de la merde et tout. Et on m'a rappelé, c'était encore les filles, et je criais pour répondre au téléphone et Léonie qui me disait de me taire.Ahah! J'ai posé ma main sur un max de gens que je connaissais pas. J'étais la seule bourrée dans tout le groupe. Bon je vous cacherais rien, c'était légèrement prémédité d'être bourrée. En plus quand le vin est bon et pas cher, on hésite pas un instant. Ma mère m'a dit, au retour, que je me dévergondais et que j'avais qu'à me tirer une balle si je trouvais la vie si chiante que ça. Et à quatre heures du mat' j'ai textoté à mort et mon ventre faisait la nouba, comme un bruit de kakatoès (j'ai jamais entendu le bruit d'un pareil animal mais je suis sûre que mon ventre reproduisant son chant si mélodieux). [Hé koi 2 9 ché marianne land? Il é 4h30 g 1mal de ventre orible la chiasse. Je boi dé litre do é la je jou o sims. Sinon on srefé sa kan vou voulé! =D Bibi' ] D'après Marine j'ai eu la gueule de bois. Je doute un peu, j'ai pas tant bu et j'ai pas du tout quiché. Pourtant Maryline voulait vraiment que je quiche. J'aime l'ivresse.

Le weekend suivant était plutôt étrange. Je l'ai passé à Vivonne, ville qui, bien que j'habite à proximité, m'est complètement inconnue. J'ai poké une D, autrement dit j'ai douillé. C'est space. Mais c'est tellement fun! Je crois avoir plutôt assuré. Sinon j'ai rencontré des potes de Marine, ils sont cooli coolou mais j'étais un peu larguée avec tout ce monde quand même. En tout cas mes poumons ont bien morflé ce jour là. Je l'ai ressenti ça. Quand je respirais j'aspirais pas autant que je le désirais. Mais mon séjour en Corse m'a permis de me calmer là dessus.

Et je renchaîne pendant les vacances avec les champis, les champipis, les champignons, les champimignons! Mouahahahah! Comptez sur moi pour vous tenir au courant.

Ma mère a décidé de m'envoyer chez le psy pour que je prenne confiance en moi. Je regrette déjà. Mon père me harcèle sur la confiance en soi et j'ai plutôt envie de lui rire au nez quand je le vois. Il est si ridicule. Mais j'ai décidé de me calmer et de moins cracher sur mes parents. Je crois que j'aurais du refuser d'aller la voir cette fille, dès le début. En plus ces temps-ci j'allais plutôt bien et mes parents m'inventent des maux que j'arrivais à faire partir seule. Les voilà de retour. Ma mère m'assure qu'en ce moment je vais mal. Je crois que je n'ai pas été aussi bien depuis plus d'un an.

Et ce vide qui m'emplit quand elle n'est pas là. J'ai tant besoin d'elle autant qu'elle aura besoin de moi, et d'autres pour exister dans ce monde de brutes. Tout le monde la brutalise, la pauvre. Elle n'a rien demandé. Elle ne fait de mal à personne. Elle soigne certaines douleurs physiques, calme les détresses mentales. Mais on la brime, la détruit, comme une ennemie. Je l'aime. Elle me tend la main quand les autres sont ailleurs. Elle me redonne le sourire et l'éclat de mes yeux. Désormais toutes les deux on ne se quittera plus, je ne veux pas. J'ai passé presque dix jours sans toi et tu fais partie de ces choses que seuls les fous refusent. Je ne suis pas folle, et je ne le deviendrais pas, tant que tu ne me quitteras pas.

Je vais planter, je vais planter. Ahahah bavez bande de truffes! Ma mère c'est la plus gentille des mamans. Elle est juste gentille hein, le reste... Je me suis pas mal informée sur le sujet et c'est super compliqué. Il faut un truc avec les apports en O2, CO2, etc. Pour sûr, mon prof de physique fabrique de la drogue. J'en suis sûre. Bon sinon je ne poserais pas tant de questions, j'arroserais au pif, demanderais des conseils à mon père, ma mère, mon frère, ou bien à lui.

Mon c½ur bat à grands coups dans mon corps rien qu'en imaginant ce que je m'apprête à faire. J'ai peur. Je ne devrais pas. Je vais simplement revenir à la réalité. Je vais enfin savoir, au risque de tomber de haut. Mais j'arrêterais de rêver et de m'imaginer des trucs qui n'arriveront que si je me bouge le cul, chose que je ne fais pas actuellement.

Dans la nuit, rien n'existe réellement. Je ne parle pas. Mon père fait mine de sommeiller pour montrer qu'il sera capable dans une demie heure de prendre le volant alors que la seule chose qui le maintient éveillé est le café qu'il a pris à la station service. Mon frère conduit. La plupart des français dorme. Les insomniaques errent dans leur cuisine. Certains prennent des tisanes dégueus que leur a conseillé leur "ami" pharmacien. D'autres avalent leur médoc lentement en se disant qu'ils pourront sûrement dormir après avoir ingéré une douzaine de gélules. Encore une autre catégorie, dont ma grand mère fait parti, s'est depuis le temps rendue à l'évidence et commence matinalement leur journée. Des nouveaux nés sont sûrement en train de chialer, réveillant leurs parents et toute la maisonnée. D'autres doivent être en train de faire l'amour. Certains travaillent, plus ou moins honnêtement. Quelques jeunes rentrent discrètement chez eux après avoir passé une nuit de folie en boîte ou ailleurs alors que leurs parents les imaginaient tranquillement dans leurs lits. Quelques geeks enchainent avec leur sixième yaourt, aliment principal de l'intéressé, tout en jouant à un RPG des plus ennuyants mais qui consiste en leur seule activité. Peut être y-a-t-il des gens comme moi qui se posent des questions sur la vie, les autres. Peut être existe-t-il quelqu'un qui comme moi écrit, en écoutant de la bonne musique [là c'est Motörhead] et qui est en mal d'amour, pensant à l'autre qu'il ne connait pas. Dans la nuit, il n'y a plus rien. Elle a quelque chose d'intime qui favorise la créativité. J'aimerais avoir mon piano, là, et composait comme je ne l'avais jamais fait car ça va faire plus d'une semaine que je n'ai pas joué. J'aime la nuit et le silence secret qu'il laisse l'imagination divaguer.

"Et s'ils sont grands, ce n'est que parce que nous sommes à genoux" Relevons nous, bordel! Relevons nous!

Il est désormais cinq heures et sept minutes. Il fait toujours aussi nuit. Il ne pleut plus, les essuies glaces ont arrêté leur parade nuptiale incessante. J'aurais tant de choses à dire encore mais ma batterie va me lâcher d'un moment à l'autre. Je suis toujours dans une Renault Clio rouge, je n'ai pas miraculeusement permuté d'une voiture à une autre. Il nous reste quatre heures et demie de trajet, nous sommes à Clermont Ferrand.

Je peux vous dire une chose: écrire dans le noir c'est pas évident, on se décale toujours sur le clavier. Alors soyez gentils et dites moi si vous voyez des fautes de frappes, et je sais qu'il risque d'y en avoir pas mal.

Je posterais tout ça en fin de matinée mais je vous préviens que je n'ai pas internet pendant les vacances, je fais juste un saut chez mon père chercher entre autre la bouteille de Soho pour Cécile et moi.

J'ai fait un rêve où je disais ton nom. Toute la journée pourtant je faisais défiler l'alphabet dans ma tête afin de me le rappeler. Et là dans ce rêve tu apparais et je dis ton nom. En me réveillant je savais que c'était ton nom et qu'un rêve m'avait fait retrouver ce que j'avais perdu.

Musique du moment>>> Charlie Winston

# Posté le dimanche 26 avril 2009 06:03

Modifié le mardi 28 avril 2009 06:03