"Oh mon dieu!" Cela a été ma première pensée. J'ai mis un certain temps à me rendre compte de ce qui se passait. Tous ces rêves où tu réapparaissais, revenais me hanter, me rendre folle et me perdre ensuite le lendemain dans les profondeurs de mes pensées, pourtant plus qu'infantiles. J'ai halluciné, badé, bavé, sûrement. Pourquoi chaque instant où tu es là ressemble à un rêve, une apparition? Je n'ai pas l'impression que ce soit réel. Tu n'imagines même pas comment mon c½ur voulait partir et cogner contre mon sein. Je n'arrivais pas à le calmer et rien qu'en me ré évoquant cet instant il palpite d'une force nouvelle. Mes mains tremblaient, incontrôlables, n'avaient plus aucune conscience de ce qu'elle faisait. Et ma voix, balbutiante, mélangeant tout, ce que je voulais te dire, ce que je n'ai pas dit et ce que je disais au vendeur de la Fnac. J'ai été encore une fois bête, stupide, conne, idiote, niaise, imbécile, irréfléchie. Je voudrais m'arracher les côtes. Plonger mes mains dans mon ventre et tirer de toutes mes forces sur mes os et les arracher de ma peau. Tout déchirer sur moi pour que cette rage contre moi sorte. Je m'en veux à un point inimaginable. Et là je viens d'apprendre qu'en sept mois, c'est la première fois que je te croise. Je ne peux pas le croire. Je voudrais tant te reparler. Tu es mon guide, ma force spirituelle, mon modèle et la personne que j'admire le plus au monde. Tout le monde devrait être comme toi. Ta générosité, ton attention, ta façon de vivre et d'être, je l'admire plus que tout. Tu es incroyable.
Je ne te quitterais plus, ne t'inquiètes plus. J'ai tenté de partir car je pensais que tu étais un mal. J'ai essayé de m'enfuir car je croyais que tu étais un démon. Je ne partirais plus désormais tant que je ne t'aurais pas revu et eu la certitude que plus rien ne pourrait se passer. Les liens qui m'unissent à toi sont indestructibles et je continue de le penser. Je voudrais tant que tu puisses me donner tout le bonheur que j'ai reçu le 13 juillet, et ce tous les jours. Et j'aimerais t'apporter moi aussi comme je l'ai fait. Je voudrais te tendre les mains en te disant que je suis à toi, que tu pourrais me détruire, tant que je serait à toi. Et tu ne me détruirais jamais car tu aurais autant besoin de moi que moi de toi. Cette solitude je la briserais, me déchirant corps et âme pour que tu puisses vivre. Tu ferais de même, m'aidant à me repérer dans ce monde que tu connais davantage. On marcherait ainsi, main dans la main, attachés par ces liens uniques qui nous unissent. On se battrait pour que l'autre soit heureux et nous vivrions ainsi, notre combat personnel fabriquant chaque jour la paix de l'autre. Et tu m'aimerais. Et je t'aimerais. Et on s'aimerait. On marcherait ainsi, sans s'arrêter et se moquant de tout, du moment que l'autre vit. La certitude de t'aimer est désormais bien là. Je ne te quitterais plus, je te le promets.
Pourquoi ai-je cette sale habitude de m'excuser sans cesse? Pardon, désolée, excuse-moi... Sans cesse. Je les mets l'un après l'autre. Je ne sais pas pourquoi toujours cette impression de faire chier les gens, de les déranger, les rendre honteux d'être avec moi. Je suis désolée de m'excuser sans cesse. Je me calmerais, je tenterais. Mais j'aimerais savoir pourquoi je me sens de trop, pourquoi cette impression de n'être à ma place nulle part. Rares sont les gens avec qui je suis à l'aise et avec qui je pourrais parler en sachant d'avance qu'ils buveront mes paroles. Je tiens plus que tout à eux. Je regrette de m'excuser pour un oui ou pour un non. Merci à ceux qui demeurent.
Je pense plus que tout à l'émancipation. Je ne supporte plus personne. Mon père, ma mère, j'en ai ma claque. Je voudrais vivre ma vie, sans contraintes. Je n'ai pas besoin qu'on me dicte ce qui est bon ou pas pour moi. Je le sens. Ce qui me fait pleurer, souffrir, mal n'est pas bon. Je dois arrêter. Ce qui me fait un sentiment d'allégresse et une envie de sourire est bon. Je continuerais. Ne pas ranger sa chambre ne me fait ni l'un ni l'autre. Mais ce n'est pas désagréable, selon moi, d'avoir un bordel continuel dans ma chambre. L'inverse, elle, me stresse. Alors je ne dois plus ranger ma chambre. C'est aussi simple que ça. La vie est naturelle, pourquoi compliquons-nous tout?
Je n'ai plus internet chez ma mère. Ne cherchez plus si je ne suis plus comme à mon habitude constamment sur msn ou en train de vous laisser plein de commentaires douteux ou encore de perdre mon temps sur facebook. Je n'existe plus que partiellement au niveau virtuel.
Musique du moment>>> Eminem
